Je n'ai vraiment essayé que les FM "principaux", mais je travaille régulièrement sur ceux qui sont sortis depuis des années et que je n'ai pas encore découverts. Ma principale objection est le nom... parce qu'il n'est pas scandaleux, n'est-ce pas ? Je veux dire des notes comme cellophane, pebble, dew drop, ou squid... maintenant ce serait scandaleux, c'est juste meh. C'est un accord synthétique et musqué d'agrumes avec cet élément classique des edc de fleurs blanches qui ne sont pas typiques mais qui ne sont pas scandaleuses, sur une base de type cèdre. Je n'en ai pas pensé grand-chose après le bon début, puis quand il s'est stabilisé, je n'étais pas vraiment fan, mais ensuite (et c'est généralement le cas avec de nombreux parfums) quand il a été séché jusqu'à de faibles notes de base, je me suis dit mmmm... c'est vraiment bien en fait. Les moyennes scandaleuses s'avèrent correctes, c'est tout.
Outragous ! alors. Eh bien, d'un point de vue personnel, j'aime l'élégance technique en parfumerie et il serait difficile de nier que Sophia Grosjman ne l'incarne pas. Sa collection de matières boisées, florales, musquées et ioniques couramment utilisées pour créer un accord signature s'apparente à prendre une progression de trois accords bien établie et d'en faire une chanson à succès. Ce qui est scandaleux dans ce parfum, c'est peut-être qu'il reprend une partie de cette approche et l'applique à une marque d'art haut de gamme, plutôt qu'à une marque plus modeste et abordable de la grande distribution. Le prix est donc scandaleux. Je plaisante bien sûr, la valeur d'un parfum n'est certainement pas jugée de cette manière dans ce camp, et pendant un moment, j'ai honnêtement pensé que j'étais tombée amoureuse de ce parfum, mais à la réflexion, je ne peux pas vraiment justifier la dépense, même à un prix réduit. Outrageous a une odeur lumineuse et telle dans l'ouverture, il n'est pas très analogique comme prévu, c'est une poudre fruitée pour l'ère numérique. Ce que j'aime, c'est à quel point il est minimal et épuré. La note de pomme n'est pas gênante, la fleur d'oranger est tellement propre qu'elle n'a presque rien du naturalisme qui rend la fleur d'oranger si intéressante, la cire et l'indole animale ou même l'association avec des épices comme le carvi ou le cumin de parfums comme Serge Lutens, Fleur d'oranger par exemple. Pourtant, cette version aseptisée de la fleur d'oranger (c'est ce qui domine pour moi) est en quelque sorte satisfaisante et ne manque pas, parce qu'elle me fournit quelque chose d'autre dont j'ai envie, un parfum qui me permet de le porter, de l'apprécier et de presque éteindre toute forme de pensée critique ou d'émotion profonde, ce que je dirais habituellement qu'un parfum doit avoir, mais dont l'absence est ce qui rend Outrageous (ALMOST) spécial. hmmmm... je pense que je dois continuer à ce sujet à un moment donné.....

Une pomme de verger chaude ouvre ce parfum, celle dont on ferait du jus de pomme trouble. Puis, au fur et à mesure qu'il se développe, la cannelle et les aldéhydes (légèrement fromagers) se révèlent, suivis enfin de la base musquée emblématique de l'EDP. Bizarre, complexe et merveilleux. Mise à jour après deux ans de possession : C'est une combinaison très étrange et frappante d'aldéhydes et d'épices, avec des fruits, mais pas de manière traditionnelle. Le fruit est comme un fruit abstrait, en plastique et bizarre, ou peut-être quelques tranches de pomme dans un préservatif, et finit par se transformer en un musc avec des effluves de pâtisserie aux pommes. C'est une série de notes que l'on trouve dans les orientaux d'antan, mais présentée de manière si déformée qu'elle en devient méconnaissable. Pur génie, bien que je puisse comprendre pourquoi il reste en arrière-plan derrière d'autres parfums de Malle. Celui-ci n'est pas bruyant, ce n'est pas un parfum qui attire l'attention, c'est plutôt une étude intellectuelle et académique de la parfumerie traditionnelle à travers le prisme le plus distant des niches.