La magnifique, inoubliable et désormais discontinue Fate Woman est l'un de mes Amouages qui attend son tour pour être évalué depuis trop longtemps. Je dois admettre que même si j'adore tant de parfums difficiles, ces orientaux où les épices rencontrent une base résineuse intense étaient à l'époque où je l'ai acheté à l'aveugle (ce n'est plus le cas maintenant) les plus difficiles. Quoi qu'il en soit, j'avais quelque chose à attendre avec impatience, car Fate Woman est une sorte de suite aux fragrances inspirées par Youth-Dew | Estēe Lauder (1953). En 1977, l'extrêmement réussi Opium (1977) (Parfum) | Yves Saint Laurent a été inspiré par cela. Ces senteurs ne sont pas les mêmes mais elles partagent la même catégorie olfactive mentionnée précédemment. Ce parfum s'ouvre sur une épicéité audacieuse, forte et même légèrement piquante, où la cannelle joue le rôle principal. Très rapidement, il rejoint les notes de cœur, dont je pense que les fleurs ne parviennent jamais à briller sous le lourd voile de Labdanum et d'Encens. C'est drôle de renifler mon poignet par la suite dans une sorte d'euphorie et de me demander comment cela a pu être un parfum difficile. Dans cette base, vous pouvez trouver presque tout ce qui est essentiel, ce qui rend le parfum bon. L'encens ici ne rend pas ce parfum fumé au sens propre du terme, mais il évoque fortement, avec les autres notes de base, les rituels dans lesquels il est brûlé. Le benjoin apporte chaleur et douceur avec la Vanille, le Castoreum une sensualité sexy, le Cuir une profondeur sombre et enfin la Mousse de Chêne et le Patchouli des nuances terreuses et boisées. La symphonie de ces notes est quelque chose d'infiniment beau et éloquent. L'ensemble de la concoction semble fondre sur la peau et si je devais choisir une couleur pour cela, ce serait doré. Fate Woman est absolument à couper le souffle et glamour, elle a un caractère qui se connecte à une époque où les gens s'habillaient élégamment. Ce n'est pas un parfum moderne et toute sa finesse réside dans cela. Merci de m'avoir lu et j'apprécierais que vous suiviez mon IG : @ninamariah_perfumes Cela me donne beaucoup de motivation pour écrire davantage. 🤗
Je tombe en pâmoison quand je le sens dans l'air. Un crime de la part d'Amouage de l'arrêter. C'est parfait.
Fate woman est un hommage aux chefs-d'œuvre d'hier, un enfant d'une autre époque. Je vois d'après les critiques mitigées que c'est un parfum que l'on aime ou que l'on déteste, mais pour moi, c'est un chef-d'œuvre à part entière. Fate s'ouvre sur ma peau avec une bergamote croquante et un narcisse poudré. Il est à la fois vintage et frais. Il y a une obscurité sous-jacente qui donne une certaine vibration nostalgique tout au long, grâce à la mousse de chêne, au cuir et à la vanille. Au fur et à mesure qu'il se développe, les fleurs deviennent plus proéminentes. Il s'agit de fleurs jaunes sur ma peau, avec une touche de jasmin ; en dessous, je peux sentir le cœur épicé d'Opium, qui pulse sur ma peau avec son opulence florale et épicée. Le castoréum cuiré évoque Bandit, porté par un mystérieux étranger dans la nuit. Et puis vient ma partie préférée, l'onctuosité vanillée de Shalimar, avec son ouverture à la bergamote et sa base musquée sensuelle. La description semble simple et assez différente de celle d'un Amouage standard, et en même temps complexe et séduisante. C'est là que réside le véritable art. Je m'étais préparée à me sentir nulle, et franchement, j'ai été surprise de voir à quel point j'apprécie Fate. C'est comme retrouver de vieux amis que l'on avait perdus de vue et jeter un coup d'œil sur le passé glorieux de la parfumerie. Fate woman est totalement unisexe, a un grand sillage et une longévité étonnante. Je pense qu'il faut absolument l'essayer pour tous ceux qui aiment les parfums vintage. J'ai l'impression qu'ils ont placé la barre très haut et j'attends avec impatience leur prochaine sortie. A mon avis, c'est un chef-d'œuvre et je commence lentement à m'éprendre de leur ligne. Même si je suis sûre que mon portefeuille ne sera pas d'accord ! 5* !

Sables désertiques poussiéreux et arides, les cendres tombées en place. L'entité cosmique de la force du phénix, manifestée, un être flamboyant et radieux incubé dans un élixir d'encens ambré et poudré. Résineux et animal. Le souffle de Lilith soufflé sur votre visage, avec un éclat hypnotisant de lumière irisée. Rayonnant… car en son sein se trouve le code.