Immédiatement à mon nez, c'est un début lumineux qui plaît à la foule, en tout cas je l'ai aimé ! L'étrange mélange d'éléments qui est la signature des créations un peu farfelues mais innovantes de cette maison. Cette juxtaposition d'un départ légèrement vert, presque aldéhydé, qui se transforme en une sorte de vétiver, mais avec une vanille qui se développe derrière, ne devrait pas fonctionner, mais c'est pourtant le cas. La myrrhe et l'opoponax créent un soupçon d'ambiance médicinale mais se mélangent bien avec un élément gourmand crémeux et noisette. Je qualifierais les notes de tête de "premier plan" parce que juste au moment où vous avez zoomé sur le cœur de l'image, le thème principal de la vanille résineuse, il vous oblige à prendre un peu de recul et révèle quelque chose de plus net (presque métallique), de vert et de plus frais dès le début. Bien sûr, c'est un peu bizarre (vous ne vous y attendiez pas ?) mais c'est très intéressant au fur et à mesure qu'il se développe. Comme beaucoup de parfums de l'Etat Libre d'Orange, celui-ci fonctionne ! Fat electrician est pour moi un autre parfum tridimensionnel très bien exécuté. Comme certains de leurs autres parfums, j'en ai fait une critique élogieuse, mais je ne sais toujours pas si je voudrais les porter régulièrement... c'est tellement étrange... l'accent étant mis sur une nature chaotique, ce qui est évidemment une énorme contradiction... c'est ça l'Etat Libre d'Orange pour moi. J'apprécie l'art, mais pourrais-je vivre avec ? Peut-être pas.

Un parfum vraiment intéressant.
Répertorié comme un vétiver moderne, sa chimie donne, dès la première pulvérisation, une odeur de circuits chauds.
Les notes sont gourmandes mais ne sont pas perçues comme telles.
L'ouverture est verte, herbacée et aromatique, sèche, avec une douce onctuosité très subtile que je mettrais sur le compte de la vanille.
Je pense que je suis encore en train d'apprendre le monde des Vetivers, mais celui-ci est certainement intéressant.