Fidji Eau de Toilette, de Guy Laroche a été lancé en 1966. Le parfumeur derrière cette création est Josephine Catapano. Il a les notes de tête de Bergamote, Galbanum, Jacinthe, Iris, Citron, and Tubéreuse, notes de cœur de Aldéhydes, Clous de girofle, Jasmin, Orris Root, Rose, Notes épicées, Violet, and Ylang-Ylang, and notes de fond de Ambre, Musk, Mousse de chêne, Patchouli, Résines, Bois de santal, and Vétiver.
Fidji - le parfum du paradis. Vintage, edt splash des années 70. Créé par la regrettée Joséphine Catapano (de Norell, Youth Dew etc), Fidji incarnait un nouveau style de parfumerie, un esprit vert et frais, inspiré en partie par L'Air du Temps, et plus tard inspirant le mythique Anaïs Anaïs. C'était un paysage de rêve, des îles lointaines, des plages exotiques et la magie de l'Orient. Mais pas à la manière d'un oriental lourd ; Fidji en était la version diurne, un parfum hippie plus branché mettant l'accent sur le patchouli et le bois de santal, et des notes vertes amères. À l'époque, quand tropical ne signifiait pas boissons roses fruitées et crème solaire à la noix de coco, Fidji était considéré comme une bouffée d'air frais. Et à juste titre : galbanum en abondance, aldéhydes, jacinthe, jasmin, ylang ylang, clous de girofle, orris, ambre gris, mousse de chêne, bois de santal... un parfum frais mais sensuel dont les premières annonces indiquaient : "une femme est une île, Fidji est son parfum". Revue de l'edt splash du début des années 70. Et en effet, c'était le cas. Vu à travers la lentille d'un paysage de rêve brumeux, Fidji surprend avec ses aldéhydes savonneux et son départ d'herbes amères. Frais, savonneux, la touche fraîche d'une peau fraîchement douchée. Le citron et la bergamote ajoutent encore de l'éclat sans rendre l'ouverture citronnée, mais en rehaussant le galbanum et en laissant la place aux fleurs. Des fleurs caressées par la brise du Pacifique. Riches mais jamais discrètes, les fleurs sont rehaussées par les clous de girofle épicés, avec une légère touche d'œillet, d'où l'association avec L'Air du Temps, plus sérieux et plus mature ; Fidji était plus jeune, insouciant, émancipateur. Explorant de nouvelles terres, brisant de nouvelles frontières. Mais même s'il y a un souffle inné d'air frais, Fidji réussit à sentir sensuel en même temps. Le fond ambré avec l'ambre gris pour son côté peau salée, le bois de santal de Mysore qui évoque l'Inde exotique et lointaine, les muscs sensuels, la mousse de chêne... des notes qui ancrent Fidji sur la peau pendant des heures, se développant et hypnotisant, enveloppant le parfum de sensualité et le faisant passer à la nuit. Fidji était considéré comme un parfum parfait pour les jeunes femmes. L'attrait de l'exotisme devenait une réalité, Woodstock était sur le point d'avoir lieu et le mouvement hippie était en plein essor. Mais si une jeune femme peut parfaitement porter ce floral vert et frais, il en va de même pour une jeune femme plus rusée. Des notes de fond profondes, un patchouli et un bois de santal riches, une beauté animale en filigrane. Fidji était le rêve d'une génération, un parfum qui concrétisait le nouveau monde et la rupture des frontières. Une image fixe d'une génération qui se libérait des restrictions et embrassait les opportunités. Fidji est et était pour tout le monde, et aujourd'hui il se sent plus unisexe que jamais. Dans sa formule du début des années 70, celle que je possède, il chante positivement sur la peau pendant des heures. La version vendue aujourd'hui, bien que plus fine et plus plate, parvient toujours à transmettre l'odeur des îles exotiques et des pays lointains. Une femme est une île, mais Fidji peut être porté par n'importe qui. Vert, frais, pétillant, intemporel et élégant. Un véritable chef-d'œuvre et ce que les parfums exotiques devraient sentir !