Oh, wow ! C'est un véritable coup de foudre. Très proche de ces parfums de cuir doux et capiteux comme Tuscan leather, Clive Christian C, golden boy, AdP leather....etc etc... Mais ce parfum a une touche beaucoup plus délicate. Il est tout aussi profond que les autres parfums que j'ai mentionnés, mais il a peut-être plus de dimensions, car je sens nettement plus d'encens. C'est doux, chaud, fumé et je peux certainement voir pourquoi le nom est devenu. En outre, il est plus facile à porter (sur une base régulière) qu'un parfum de type cuir toscan. Il a une touche d'encens noble, une douceur safranée et, bien qu'il ne soit pas dominé par l'encens, je le retrouve dans L'incendiaire. Le seul point négatif auquel je peux penser est que je ne l'ai pas acheté dans le spot. J'ai Clive Christian C et j'ai eu l'occasion d'en acheter d'autres (que je considère comme pâles en comparaison), mais malgré toute sa ressemblance, ce nouveau Serge Lutens a encore du mérite et je soupçonne que lorsqu'il sera suivi côte à côte, les différences seront encore plus évidentes. J'ai adoré ce parfum. La meilleure note pour moi. hmmmm...Mise à jour. J'ai dit plus haut "...pas dominé par l'encens..." ? ?? ouais...c'est faux. Après une ouverture turbulente et opulente, ce parfum s'assèche pour laisser place à un Oliban de qualité parfaite et légèrement plus sombre que d'habitude... mais ce n'est que cela....olibanum. J'ai dû être aveugle au nez la première fois, je m'en tiens à ce que j'ai dit à propos de L'incendiaire : il donne une impression complexe à la première application mais ne tarde pas à s'éteindre pour laisser place à un encens capiteux et je suis vraiment désolée pour SL et Sheldrake mais je peux trouver cela (sauf pas tout à fait cela) ailleurs pour moins cher. Il ne devrait pas s'agir d'une question d'argent mais dans ce cas, je dois renoncer à ce parfum.
Notes identifiées par kafkaesqueblog - Gingembre, clous de girofle, cumin, prunes, fruits cuits, encens, labdanum, ambre, cèdre, patchouli, résine de styrax, baume de Tolu, oud, sève de sucre brun, peut-être une pincée de goudron de bouleau. ---------- Je trouve que c'est un parfum d'une beauté saisissante et unique. Il monte et descend doucement, semblant parfois léger, puis redoublant de son brûlant et sombre frémissement, un peu comme les braises d'un feu qui ne meurent pas, mais continuent simplement à briller et à refroidir, puis à briller à nouveau lorsque les brises remuent le combustible restant. Il parvient à éviter plusieurs genres, ne se fixant jamais vraiment nulle part en particulier, mais brûlant et brillant toujours. C'est une œuvre d'un génie technique stupéfiant de continuer à se tordre et à se retourner et à jouer des tours, tout en restant une expérience olfactive unifiée. Pour moi, c'est un classique, un chef-d'œuvre inoubliable, et je chérirai ce que j'ai aussi longtemps que possible.