Je ne suis pas la personne impartiale pour évaluer ce parfum car j'adore à la fois le parfumeur et la marque et je respecte la maîtrise des parfumeurs de Givaudan, dont certains sont considérés comme la vieille garde, ou du moins une nouvelle génération de la vieille garde. Il y a une perception selon laquelle ils produisent des pièces minimalistes, basées sur des chemins usés et bien battus. En jouant l'avocat du diable... c'est exactement ce qu'est "She was an Anomaly". Si vous êtes familier avec le travail d'Andrier, vous sauriez à quoi vous attendre ici : iris, musc doux, poudré, chaud et très minimal. Pour moi, cela sent comme un accord Grosjman basé sur une base d'ionone et de musc boisé. Le twist intéressant est que cette formule a été créée avec l'aide de 'Carto', la machine IA de Givaudan qui fait des suggestions aux parfumeurs et leur permet de créer des parfums de manière intuitive et intéressante. J'accueille ce genre d'innovation, certains pourraient dire que c'est un gadget ou être contre de telles choses, mais le geek en moi trouve cela vraiment cool. Apparemment, Carto a recommandé de surdoser certains matériaux pour le rendre plus iris, un encouragement que je suis sûr que Daniela n'a pas besoin qu'on lui dise deux fois, le favorisant comme elle le fait. Ça s'ouvre avec ce genre d'effet violet, iris, assez sec, poudré et semblable à l'Iso E super, une sorte de bois doux. Puis, une fois installé, c'est beaucoup plus chaud, faux orris, beurré et musqué, peut-être même un peu comme l'ambrette ? Ce n'est pas excessivement chaud mais c'est équilibré. Je pense que ce qui le rend spécial, c'est l'histoire passionnément transmise par Etienne et Olivier d'ELDO. Je ne comprends toujours pas de quoi il s'agit mais... haha !

Je peux à peine sentir quoi que ce soit malgré mes tests de différentes manières sur la peau et sur du papier cartonné. Ce que je peux sentir, c'est un léger parfum de produits chimiques et un peu de plastique.